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Pensamentos Nómadas

Nomadic Thoughts - Pensées Nomades - Кочевые Мысли - الأفكار البدوية - 游牧理念

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L’attaque chimique qui n’a PAS eu lieu à Khan Shaykhoun, par Luís Garcia

 

 

O ataque químico que NÃO aconteceu em Khan Shaykhun

 

Luís Garcia POLITICA  en français 

 

 

Faits sur l’attaque
Le jour où les forces syro-russes ont admis avoir réalisé un raid aérien sur un dépôt d’armes à Khan Shaykhoun, les medias occidentaux nous ont  raconté une histoire à dormir debout comprenant 2 versions.  Dans la première (voire les images du diaporama en bas), les syriens ont réalisé une attaque chimique à Khan Shaykhun, malgré que l’arsenal chimique syrien ait été totalement détruit en 2014 sur invitation de la Russie, destruction officielle organisée légalement par l’ONU réalisée par des experts y-compris des États-Unis. Dans la deuxième version, l’attaque aérienne syro-russe sur le dépôt d’armes d’Al-Qaïda aurait eu pour conséquence de répandre un gaz toxique qui aurait causé la mort de dizaines de civils dans cette ville syrienne contrôlée par cette chère Al-Qaïda.

 

  

De graves problèmes de logique se posent dans la seconde théorie : la Syrie est-elle responsable de la mort de civils résultant de bombardements d’un dépôt d’armes d’une organisation terroriste illégalement implantée sur son territoire? La réponse me paraît trop évidente : NON! Ensuite, en ce qui concerne le gaz sarin, un produit chimique binaire (résultant de 2 produits chimiques qui doivent être mélangés pour créer un produit final létal), comment un bombardement syro-russe a réussi à inopinément mélanger correctement les produits chimiques du gaz sarin? On parle sérieusement là?

 

Pour revenir à la première théorie, celle d’une roquette de gaz sarin, les seules preuves publiques (lire ici une annexe du MIT  au rapport de la Maison Blanche !) indiquent clairement que la roquette est partie du sol et pas du ciel; le sol de Khan Shaykhoun est contrôlé, comme on l’a déjà dit, par Al-Qaïda; quel rapport y a-t-il entre le gouvernement syrien (non-détenteur d’armes chimiques) et cette attaque chimique d’une roquette lancée à partir du sol? Aucun, absolument aucun. Et ceux qui croient dogmatiquement qu’Al-Assad en est le responsable se doivent de présenter les preuves pour le justifier. Je dirais même que devant une accusation extraordinaire de ce genre, on se doit de montrer des preuves tout aussi extraordinaires. Mais non, au contraire, les preuves contradictoires et probablement mises en scène que nous montrent nos médias occidentaux sont aussi médiocres qu’elles ont pour source des gens qui pour 2 raisons ne sont pas crédibles: d’abord ils sont en partie engagés dans le sujet, partiaux par définition, donc pas aussi indépendants qu’ils devraient l’être; ensuite ils soutiennent, sponsorisent ou sont membres d’une organisation terroriste appelée Al-Qaïda et d’une organisation publique et de propagande appelée White Helmets (casques Blancs), filiale d’Al-Qaïda comme vous pouvez le découvrir dans les articles ci-dessous :

 

Autre problème, le gaz de l’attaque. Entre le 4 et le 7 avril, d’après les médias occidentaux ce serait du gaz sarin. En raison des gravissimes erreurs de logique des vidéos sur la soi-disant attaque rendues publiques par al-Qaïda/White Helmets et diffusées sur des chaînes-poubelle telle que la RTP[1], il serait impossible de défendre l’hypothèse du gaz sarin. Puis, du 7 au 11 avril, les mêmes médias abrutis se sont mis à parler de chlore. Nous nous pencherons sur l’analyse des incohérences sur les gaz. A partir du 11 avril et grâce à l’hyper amnésie manifeste de leurs lecteurs et téléspectateurs, les conteurs d’histoires à dormir debout sont revenus en arrière et ont opté définitivement pour la version qui inclut du gaz sarin. Ça sonne tout de même mieux!

 

Les gaz de l’attaque
Dans la version initiale des médias occidentaux sur cette mise-en scène, le gaz utilisé de façon accidentelle ou volontaire aurait été du sarin. Dû au manque de talent pour mentir et mettre en scène de fausses attaques chimiques de la part d’Al-Qaïda, que les médias occidentaux adorent tant, au point de les appeler «rebelles contrôlant la ville de Khan Shaykhoun», la version gaz sarin s’autodétruit de manière fulgurante. Pourquoi? Parce que les «rebelles» terroristes d’Al-Qaïda ont fait des déclarations à la presse sans aucun sens, disant qu’on sentait l’odeur du gaz sarin à plus de 500 mètres alors que le gaz sarin est inodore, ou qu’on pouvait voir des nuages de gaz jaunes, alors que le gaz sarin est incolore! Pour des gens qui viennent de recevoir un Oscar à Hollywood (Premier meilleur documentaire 2016), il faudrait un minimum de professionnalisme, non? Mais ces déclarations pathétiques sont loin d’être le pire! Le pire ce sont ces vidéos produites par l’AMC, l’agence d’information d’Al-Qaïda et des White Helmets, financée par le Ministère des Affaires Etrangères français.

 

Dans les vidéos publiées par l’AMC, par les White Helmets et par Al-Qaïda, et transmises par les chaînes de télévision occidentales, on peut voir que la mise-en scène n’a aucun sens. Les soi-disant saints-sauveurs White Helmets, bien qu’étant supposément en train de secourir  des victimes d’une attaque au gaz sarin, qui tue en quelques minutes si le gaz est absorbé par la peau (et pas par voie respiratoire), se rendent sur les lieux en claquettes, en short, en t-shirt, et même torse-nu, mais aussi avec un quelconque masque anti-pollution complètement inutile à cet effet. Ceux-ci ainsi que les soi-disant victimes adultes, se donnent le luxe d’enlever les foulards de leur tête, d’enlever leur pantalon ou leur t-shirt, et même de se promener complètement nus, oui, et c’est ainsi qu’ils ont survécu au gaz mortel sans le moindre malaise. Et ils sont restés là, tranquillement, à filmer cette grossière pitrerie, comme si rien ne se passait. Apparemment, seuls des enfants drogués au préalable (d’après les analyses des vidéos en question par l’organisation des Médecins Suédois pour les Droits de l’Homme) souffrent de quelque chose, et apparaissent avec les pupilles dilatées alors qu’un des symptômes les plus caractéristiques du gaz sarin est la contraction des pupilles. Et que dire de l’idée d’arroser les victimes avec de l’eau au lieu de les évacuer immédiatement? Et que dire des affiliés d’Al-Qaïda/ White Helmets qui le lendemain s’amusaient à recueillir des échantillons en claquettes et les bras nus? Mais bon-sang le gaz sarin met des semaines à se décomposer et pas une demi-journée! Quel amateurisme! Et quelle imbécilité de ceux qui gobent tout sans cligner de l’œil!

 

Um gajo recolhendo amostras de um gás que leva semanas a decompor-se usando sandálias! Bravo!

Um gars récoltant des échantillons de gaz, qui prend des semaines à se décomposer, en sandales, bravo!

 

Maintenant cher lecteur, comparez le comportement des équipes de sauvetage dans une attaque réelle au gaz sarin à Tokyo avec celui des équipes de sauvetage dans une attaque mise en scène à Khan Shaykhoun:

 

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Non, sérieusement, ceux qui ont mis cette blague en scène n’ont jamais entendu parler de l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995? Ah oui, je sais, comme disait un petit malin de mon village il y a quelques jours, le Japon est riche et la Syrie est pauvre, donc les moyens pour combattre une attaque chimique ne sont pas les mêmes. Ça n’est pas faux. La Syrie peut ne pas avoir les moyens, mais les «rebelles» terroristes d’Al-Qaïda de la région d’Idlib, eux oui ont les moyens, comme le prouve l’image du tweet ci-dessous, dans laquelle on voit comment les millions livrés illégalement par les Etats-Unis et compagnie à ces terroristes leur permettent d’être de fait préparés à ce type d’attaques:

 

17799979_10156389560703868_2009728039303488010_n.jPhoto taken more than month ago for #WhiteHelmets terrorists receiving a training on dealing with chemical attacks in the same location! pic.twitter.com/heL1wKa8X6

— maytham (@maytham956) April 4, 2017

 

Comme les photos ne suffisent pas, bien-sûr que non, j’invite le lecteur à assister à la vidéo produite par les AMC/WhiteHelmets/Al-Qaïda et qui, selon eux-mêmes et selon nos médias, est la meilleure preuve sur l’attaque chimique:

 

  

Tout commentaire serait vain, le remède contre le gaz sarin c’est d’arroser les victimes puis de les laisser sécher au soleil bien-sûr. Et, si l’on en croit cette vidéo, le gaz sarin est hautement sélectif, puisqu’il n’affecte pas le personnel des White Helmets bien que des parties de leur corps soit exposées au gaz de manière directe et ridicule. Quand je parle du personnel des White Helmets je ne me réfère pas seulement aux soi-disant sauveteurs, mais aussi aux acteurs-victimes d’habitude, comme ce monsieur assis par terre torse nu, tranquille, à absorber du gaz sarin comme un malade.  Je pourrais en prendre d’autres, comme ce petit vieux qui enlève son foulard de la tête, mais prenons celui-là au ventre distendu comme exemple : pour ceux qui  suivent avec attention  le conflit qui oppose la Syrie au terrorisme occidental, on ne compte plus les fois où les mêmes personnes apparaissent jouant le rôle de victime «du régime» dans des lieux différents et éloignés; on ne compte plus les fois où les mêmes personnes apparaissent, soit comme sauveteurs soit comme sauvés; dans un article antérieur de ce blog j’ai fait une analyse exhaustive  du sujet, j’aimerais maintenant vous montrer cet exemple directement en rapport avec le sujet. Regardez ce monsieur au gros ventre, victime dans cette attaque, mais sauveteur portant le logo des White Helmets dans d’autres situations. De ridicules coïncidences:

 

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Les médecins suédois
D’après l’organisation des Médecins Suédois pour les Droits de l’Homme (SWEDHR), féroces critiques de la farce des équipes de sauvetage des terroristes White Helmets, les enfants apparaissant dans la vidéo au-dessus auraient été préalablement drogués avec des opiacés, certains mortels, de manière à pouvoir être utilisés comme matériel dans la production de cette mise-en scène d’attaque chimique. Je ne m’étendrai pas sur ce point, je vous invite d’abord à lire ces articles montrant plusieurs arguments qui corroborent la version suédoise de la mise-en-scène:

 

Cependant, regardez cette video, également de l’AMC/al-Qaïda/WhiteHelmets:

 

 

L’équipe de l’AMC/al-Qaïda/WhiteHelmets affirme que ces images sont la preuve de l’attaque chimique et de la tentative de sauvetage de quelques victimes avec des injections d’adrénaline dans le cœur des enfants en question. Les médecins de la SWEDHR disent que non, que: d’abord on voit bien que le piston ne descend pas, donc rien n’est injecté; que la méthodologie est grotesquement mauvaise (voyez comme l’aiguille est manipulée, on croirait que l’objectif est de percer le cœur du bébé); que les bébés semblent drogués aux opiacés et pas empoisonnés au gaz sarin; etc. Lisez les articles au-dessus pour une analyse plus poussée, ça en vaut vraiment la peine. Un autre détail intéressant est que la traduction sous-titrée en anglais ne correspond pas à la version originale en arabe : pendant que les acteurs de la vidéo parlent de ranger les corps des victimes pour des effets télévisuels, la traduction anglaise livre des dialogues de nature médicale sur le soin des patients. Bref!

 

Raed Saleh, la source initiale
Je juge être suffisamment décrédibilisant le fait que TOUTES les images et TOUTES les vidéos de la supposée attaque qui sont arrivées à nous grâce à nos médias de masse ont été produites et émises par al-Qaïda et leurs organes de propagande (AMC et les White Helmets dans ce cas). Il est scandaleux qu’on ne sache que trop bien que Khan Shaykhoun est entre les mains d’Al-Qaïda depuis plus de 3 ans. Et il est trop évident que, pour des raisons de sécurité, seuls des membres d’Al-Qaïda ou des membres de leur équipe de propagande aient accès à cet endroit. Et pourtant, j’insiste, et pourtant, RTP, France24, Le Monde, CNN, BBC, etc, considèrent comme des vérités absolues et crédibles les reportages, les témoignages, les images et les vidéos envoyés par Al-Qaïda depuis Khan Shaykoun jusqu’à nous! Franchement, ne vivons-nous pas dans une ère de totale et scandaleuse stupidité collective alimentée par les médias? On y est, oui! La faute à qui ? Des médias occidentaux ? Oui, mais aussi de ceux qui acceptent sans réfléchir toutes les conneries que les médias leurs injectent, tant et si bien que les journalistes occidentaux, tellement habitués à la paralysie mentale régnant en occident, ont non seulement perdu leur capacité de raisonnement mais ont aussi arrêté de croire qu’il existait encore des gens capables de penser logiquement et objectivement. Voilà pourquoi, lorsqu’ils se retrouvent face à un rare spécimen qui raisonne avec logique, comme c’est le cas de Maria Zakharova, porte-parole du ministère de la défense russe, ils font triste figure comme celle qu’on peut constater dans la vidéo ci-dessous:

 

 

Joli n’est-ce pas, de voir une journaliste de la CBS news américaine se faire humilier en publique par une fonctionnaire du gouvernement russe? Comme ça elle travaille pour un média qui insiste à qualifier les «rebelles» de la région d’Idlib modérés et gentils, et en complète contradiction elle affirme qu’il n’est pas possible pour les journalistes occidentaux de se déplacer sur les lieux parce que c’est trop dangereux? Comment ça? Et s’il n’est pas possible de se déplacer jusque-là, comment savent-ils ce qu’il s’y passe au point d’avoir la certitude que l’attaque a été réalisée par le gouvernement syrien? Comme ils s’avilissent ces gens, journalistes professionnels du dimanche…

 

Mais bon, comme si tout ce qui a été dit jusqu’ici n’était pas assez décrédibilisant, que dire de la personne qui a annoncé au monde entier l’attaque chimique de Khan Shaykoun, monsieur Rahed Saleh ? Vous n’avez pas remarqué le nom ou RTP et compagnie n’ont même pas cité ce nom ? Rien de grave, il est encore temps. Rahed Saleh a reçu il y a quelque temps le prix  Right Livelihood Award d’une ONG sponsorisée par l’OTAN. Le titre du prix sonne bien mais le nom du sponsor fait tout de suite tâche. Rahed Saleh est le leader de l’organisation terroriste White Helmets, filiale de relations publiques d’Al-Qaïda, récemment interdit d’entrée aux Etats-Unis puisque son nom apparaît dans la liste de suspects terroristes dressée par le  gouvernement américain, héhé.

 

 

Rahed Saleh est un ami personnel de Mustafa al-Haj Yussef, leader des White Helmets de Khan Shaykhoun, ville contrôlée à 100% par Al-Qaïda, qui en 2014, bien qu’appartenant à une organisation (White Helmets) se disant neutre, humanitaire et de sauvetage de civiles, a appelé publiquement au bombardement de Damas en réponse à la victoire d’Al-Assad aux élections de 2014. Et il y a pire, Mustafa al-Haj Yussef, sur son compte facebook, se déclare admirateur de Ibn Taymiyya, idéologue extrémiste de DAESH. Pire encore, Mustafa al-Haj Yussef défend la pratique du châtiment corporel sur qui ne pratique pas le jeûne du Ramadan, exécutions inclues! Ça se passe en Syrie, un Etat laïque, tolérant, multi-ethnique et multi-religieux. Pire encore, il défend l’exécution extra-judiciaire pour tous ceux qui ne suivent pas la doctrine islamique. Et pire encore, cet homme défend l’union de toutes les forces «rebelles» avec Daesh de manière à pouvoir vaincre le gouvernement d’al-Assad, tout comme l’exécution de ceux se montrant fidèles au gouvernement d’Al-Assad, c’est-à dire de presque la totalité de la population syrienne. Grand humaniste, hein? Et enfin, voici les amitiés de l’homme qui sert de source d’information à RTP, France24, CNN, AFP, etc.., sur ce qui s’est passé ou pas à Khan Shaykhoun!

 

Raed Saleh e Mustafa al-Haj Yussef em Idlib, acompanhados por um troglodita-mercenário-"rebelde"-terrorista da al-Qaeda

 Raed Saleh et Mustafa al-Haj Yussef à Idlib

 

Vous pouvez en savoir plus sur ces 2 humanistes-terroristes ici:

 

Donc, nous en sommes arrivés à un point où nos sources d’information sont les mêmes que nous soi-disant combattons depuis 15 ans de «guerre contre le terrorisme», héhé. Ou, comme diraient Peter Lavelle et  Mark Sleboda  dans le programme Cross Talk de Russia Today:

 

 

 

Les analyses turco-françaises, l’OIAC et le secrétisme américon
Les Etats-Unis disent avoir des preuves mais, comme toujours, pour d’hallucinantes raisons de sécurité, ils ne peuvent pas les montrer. Bravo! C’est bien-plus sécurisant de bombarder la base aérienne syrienne de Shayrat d’où partent les missions aériennes syriennes contre Daesh, et de tuer 5 enfants et 4 adultes civils dans l’opération, pendant que Donald Trump mange «le meilleur gâteau au chocolat du monde» en compagnie du président chinois. J’en reste ici pour les preuves « gringas » sur l’attaque chimique qui n’a pas eu lieu.

 

Les turcs, d’après nos médias occidentaux prostitués (pour qui légalité, légitimité, logique, méthode scientifique, rigueur, etc., sont des concepts inexistants) ont déjà prouvé que le gaz de l’attaque chimique mise en scène était «sans aucun doute» du sarin et que l’auteur en est Al-Assad, bien-sûr. Prenons un exemple de ma victime préférée, RTP:

 

Voici un article du Monde en français qui résume le processus d’analyse

 

D’après cet article de RTP, «Recep Akdag, ministre turque de la Santé, a révélé mardi dernier que les analyses réalisées sur plusieurs blessés confirment l’utilisation de l’agent neurotoxique dans l’attaque de la semaine dernière». Oui, et puis ? Un ministre de l’Etat terroriste turque qui vend des armes à Daesh, qui achète à Daesh du pétrole volé déclare que les «analyses» confirment quelque chose? Quelles analyses? Effectuées par qui? Echantillons recueillis  où et par qui? Quelle légitimité internationale de ceux qui ont recueilli les échantillons pour ce travail? Comment sont-ils entrés dans une ville contrôlée par al-Qaïda? Comment justifient-ils ce droit de passage? Où se trouve la copie du résultat des analyses du laboratoire turque, pour que je puisse voir ce document invalide de mes propres yeux? Mais continuons.

 

«Avec les analyses de sang et d’urine de plusieurs blessés traités en Turquie, les autorités d’Ankara ont conclu que ‘le gaz sarin a été utilisé’». Résultats d’analyse de sang de qui? Comment s’appellent-ils? Où ont-ils été contaminés? Pouvez-vous prouver comment et où ces personnes ont-elles été contaminées? Ces mêmes personnes étaient-elles présentes à Khan Shaykhoun pendant la mise-en-scène? Si oui, pouvez-vous le prouver? Comment sont-elles arrivées en sécurité en Turquie? Continuons.

 

«Ankara, en accord avec une grande partie des puissances occidentales, accuse le régime syrien de l’attaque chimique de la semaine dernière dans la province d’Idlib.» Oui, et puis? Et moi, en accord avec des personnages fictifs de mes rêves, j’accuse les gouvernements du Burkina Faso et de de Vanuatu, et alors? Pour prouver quelque chose d’aussi grave et d’aussi sérieux suffit-il de lancer un nom en l’air ou faut-il montrer des preuves? Mais bien-sûr qu’il faut montrer des preuves, enfin!

 

Et quelle légitimité possède la Turquie à ce sujet, pays occupant la partie nord de la Syrie en tout illégalité et qui a réalisé ces derniers mois des dizaines d’attaques de roquettes et d’avions de chasse contre le FDS (kurdes corrompus + OTAN), bien que la Turquie elle-même soit membre de l’OTAN? Et quelle légitimité a donc la Turquie, pays par lequel, depuis le début de l’agression occidentale envers la Syrie, on fait rentrer de l’armement et des mercenaires pour les forces «rebelles» terroristes et on fait sortir du pétrole et des antiquités volées par Daesh à la Syrie? Et que dire de la mémoire courte des journalistes occidentaux qui ont l’air de ne se rappeler de rien de tout ça? Et que dire de la paralysie mentale des journalistes occidentaux qui utilisent des données invalides du gouvernement terroriste turc et même d’inconnus turcs donnant des preuves de l’utilisation de gaz sarin à Khan Shaykhoun? Et que dire de la stupidité sans bornes des journalistes occidentaux pour, au vu de ces preuves non-vérifiées par des moyens légaux, donc invalides, conclure que l’attaque a été réalisée par le gouvernement d’Al-Assad? Comment passe-t-on d’un tube contenant du gaz sarin dans la main d’un turc, ou d’une soi-disant victime de l’attaque chimique de Khan Shaykhoun hospitalisée en Turquie, à la certitude de la culpabilité d’Al-Assad, si entre un point et l’autre  se trouve un énorme vide? Et, bon-sang, comment ces abrutis de journalistes occidentaux ne peuvent-ils pas se demander comment ont pu arriver en sécurité en Turquie les soi-disant victimes de la soi-disant attaque chimique qui a soi-disant eu lieu dans une ville à 100% contrôlée par Al-Qaïda depuis 3 ans? Et ainsi de suite…

 

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Les français, selon les mêmes sources merdiques occidentales, ont aussi prouvé la culpabilité d’Al Assad :

 

Voici une version français de ce qui est y est dit dans un article du Monde

 

Analysons aussi celui-ci, encore une fois de RTP, et qui commence mal, bien mal, avec une image des White Helmets, agence de relations publiques et de propagande d’Al-Qaïda en Syrie. Voici la première citation : «Les Services de Renseignement français ont conclu que les forces loyales au président Bashar Al-Assad ont utilisé du gaz sarin dans l’attaque sur la ville de Khan Shaykhoun.» Oui, ils l’ont conclu, mais comment? Une personne honnête et cohérente ne prend pas en compte les conclusions de gouvernements d’Etats terroristes sur quoi que ce soit. Elle considère seulement les preuves et les faits concrets, de préférence obtenus de manière légale, conforme aux lois internationales qui régissent l’ONU et qui furent mises en place par des pays comme…la France, justement! Les Services de Renseignement français ont le droit de conclure ce qui leur plaît, mais j’insiste, quel rapport avec le sujet? Aucun!

 

Continuons avec une autre citation: «Dans un document de 6 pages, auquel l’agence Reuters a eu accès, les Services de Renseignement français affirment que ‘’il n’y a que Bashar Al-Assad et quelques-uns de ses soutiens qui ont pu donner l’ordre d’utiliser des armes chimiques’’». Ah bon? Vous avez un document de 6 pages que vous avez montré à Reuters, agence dont il a été établi qu’elle a auparavant menti au point d’avoir la certitude de l’existence des inexistantes armes chimiques de Saddam Hussein? Et qu’est-ce que c’est que cette phrase? Quel était le message supposé qu’ils voulaient faire passer avec de telles ridicules affirmations? Rien, bien-sûr, comme d’habitude, ou bien ils voulaient dire que les médias occidentaux, par définition, sont les détenteurs de la vérité, avec ou sans preuves, c’est ça? Ils ne font que s’humilier ces prostitués de RTP! Et que dire du reste de la phrase? Seulement Al-Assad et ses proches? Comment savent-ils? Comment donc se mesure cette chose de «pouvoir donner l’ordre d’utiliser des armes chimiques? Ça se mesure en mètres par seconde ou en ampères ou en masse de merde au carré à la place du cerveau qu’ils n’ont pas? Franchement, objectivité zéro! «Il n’y a que» ne veut absolument rien dire, et même si ça voulait dire quelque chose… il manque les preuves! Quel néant intellectuel!

 

Continuons. «Les auteurs de ce rapport sont arrivés à cette conclusion après avoir analysé des échantillons de sang des victimes dans lesquels ont été trouvé des traces d’hexamine, un composé organique utilisé dans la production de gaz sarin.» Encore la même chose, mais en pire, maintenant ils nous disent avoir recueilli des échantillons! Quelle bêtise! Leur petites têtes vides n’ont pas pensé que les «auteurs du rapport», français, n’ont pas eu accès au lieu, ni aux victimes de la soi-disant attaque et que, donc, ils ne peuvent avoir réalisé de preuves que sur du vide, n’est-ce pas?

 

Puis: «Le document ajoute que les groupes djihadistes de la zone n’avaient pas les capacités de réaliser une attaque de ce genre et que l’Etat islamique ne se trouvait pas dans la région.» Ah non, et dans les jours qui ont suivi l’attaque, une des versions des médias occidentaux n’était-elle pas celle des «avions de chasse russes qui ont bombardé un dépôt d’armes de ‘’rebelles’’», donnant lieu à la libération du gaz sarin»? Comme ils changent d’avis ces gens! Et puis, qu’est-ce que j’ai à faire d’un rapport que personne ne peut lire, produit par des gens qui n’ont pas accès physique à l’endroit des faits? Rien! En parallèle, l’ambassadeur de la Syrie aux Nations Unies,  Bashar Jaafari, a officiellement remis à l’ONU des dizaines de fois durant ces dernières années, des documents incriminant ces «rebelles» terroristes dans la réalisation de dizaines d’attaques chimiques. Et maintenant? Les documents/preuves remis par la Syrie à l’ONU ne comptent pas et un rapport secret d’un seul pays (et pas de l’ONU) compte? Vous pouvez m’expliquer comment, avec quelle absurde logique, on arrive à une telle conclusion?

 

Et puis, que dire de la légitimité française, pays qui bombarde illégalement la Côte d’Ivoire, le Mali, la Lybie, ou même la Syrie? Pays dont des dizaines de militaires de son armée ont été capturés et emprisonnés en Syrie par l’armée du pays (D’«anciens» militaires français parmi les djihadistes de Daesh)? Pays natal de l’entreprise Lafarge, impliquée dans le commerce de millions dans la vente de ciment et de construction d’infrastructures de terroristes en Syrie ?

 

Pays de l’entreprise de télécommunication  qui assure la couverture de réseau mobile et internet du territoire occupé par Daesh en Syrie? Et ainsi de suite. Maintenant, le ministère des Affaires Etrangères français montre ZERO preuves incriminant Al-Assad dans l’attaque chimique dont personne n’a encore prouvé qu’elle avait eu lieu, et les abrutis de journalistes merdiques de RTP, Correio da Manhã[2] et compagnie concluent «définitivement» qu’Al-Assad est l’auteur de cette mise-en-scène d’attaque chimique. Oui, aujourd’hui, Correio da Manhã parlait même de «signature d’Al-Assad dans les attentats», héhé, quelle rigueur informative, quelle objectivité! Et les gens à la maison ou au café répondent quoi? Bêêêêêê !

 

L’OIAC, parce qu’elle croit de manière subjective et anti-scientifique une seule personne turque, nie la nécessité de réaliser une investigation légale, qui serait d’envoyer des fonctionnaires de l’ONU officiels et neutres sur les lieux, de manière à pouvoir enquêter, récolter des données, les analyser puis produire et présenter devant l’ONU un rapport donnant les conclusions finales. Allons bon, l’OIAC préfère croire un turc, dont personne ne sait où ni comment il s’est procuré «les preuves» et que, même si on savait tout ça, elles ne seraient pas valides au regard des procédures légales de l’ONU concernant la vérification de l’authenticité des échantillons récoltés, certification de l’origine des échantillons, preuve du déplacement des fonctionnaires de l’ONU à Khan Shaykhoun et pas aux Bahamas, et ainsi de suite. Mais enfin, tout ça n’intéresse personne, ni l’OIAC ni les gouvernements des pays occidentaux comme la France et les États-Unis qui ont créé les règles de l’ONU pour ces procédures, et beaucoup moins pour les médias occidentaux qui bien qu’ils idolâtrent cette institution, n’exigent jamais l’application  des procédures légales et de la méthodologie de l’ONU à quoi que ce soit. Non, c’est pourquoi des gens comme Paulo Dentinho [3] doivent raisonner de la sorte: «Ha, il y a là un turc qui dit qu’il a un bocal avec du gaz sarin, super, je m’en vais dire dans le journal de RTP de ce soir qu’Al-Assad est le coupable». Et quelques jour plus tard, le même Paulo Dentinho, directeur de l’information de RTP, entend dire que les Service Secrets français ont conclu qu’Al-Assad est coupable et revient à la charge à heure de grande écoute avec ses non-infos!

 

L’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), agence sous tutelle de l’ONU, et sous pression des Etats-Unis et de ses Etats vassaux, déclare qu’il n’y a pas nécessité de réaliser une investigation indépendante en accord avec les règles internationales établies par elle-même, puisqu’elle juge suffisantes «les preuves» (non) récoltées par les français, anglais, et turcs clairement en opposition avec les règles internationales établies par la même OIAC…que dire! Et que dire du président de l’OIAC, un turc (oui, turc)  Ahmet Üzümcü qui prend maintenant ce genre de décision absurde mais qui a reçu un prix Nobel de la paix pour avoir précisément supervisé le retrait des armes chimiques syriennes en 2013 ? Bref…

 

 

Pourquoi rejeter la demande syrienne et russe d’une enquête légale et indépendante contrôlée par l’OIAC, sérieuse et scientifique, réalisée par des experts de l’ONU envoyés sur les lieux de la soi-disant attaque? Ce n’est pas trop de rappeler que le gaz sarin met des semaines à se décomposer, et que, donc, il est encore temps de prouver si oui ou non du gaz sarin a été libéré à Khan Shaykhoun. A moins qu’ils ne soient pas intéressés de récolter de manière légale, indépendante et scientifique les preuves nécessaires. Pour ceux que ça intéresse, voici encore des articles sur le sujet:

 

Le sud-coréen, le brésilien et le bolivien à l’ONU
En parallèle, Paulo Sergio Pinheiro, président de la Comission d’Enquête du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies pour la Syrie, affirme n’avoir de preuves de rien ni personne au sujet de cette soi-disant attaque chimique : « Nous n’avons trouvé aucun lien entre le bombardement et les émissions [de gaz sarin] ». Donc, la personne officiellement en charge de cette affaire ne peut même pas présenter des preuves qui confirment que l’attaque chimique ait effectivement eu lieu, et cependant les gouvernements et médias occidentaux veulent nous faire croire, sans preuves, que le coupable d’une chose dont on ne sait même pas si elle a eu lieu est Al-Assad? Bravo!

 

Voici un article en espagnol sur le sujet :

 

Un entretien (en portugais) avec le diplomate brésilien Paulo Sérgio Pinheiro à  ONU News Português:

 

https://www.facebook.com/ONUNewsPort/videos/10155968160572506/

 

Et pourquoi pas entendre quelqu’un qui, légalement, a la responsabilité d’enquêter sur l’affaire, j’ai nommé monsieur Kim Won-soo, Sous-Secrétaire général de l’ONU et Haut-Commissaire aux Affaires de Désarmement? Le 6 de ce mois, pendant la réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, alors que les missiles Tomahawks américain s’abattaient illégalement sur la base de  Shayrat, Kim Won-Soo répondait à la provocation de l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU en affirmant que non, qu’elle n’avait pas de preuves de comment et si l’attaque avait de fait eu lieu, encore moins de preuves sur qui l’aurait réalisée. Mais enfin, encore une fois, je n’ai jamais entendu les déclarations ni de l’un ni de l’autre dans les occidentaux médias de propagande désinformative, mais pour quelle raison? Est-ce qu’ils ne reconnaissent pas les organes internationaux de l’ONU ni les fonctions pour lesquelles ils ont été créés? Est-ce qu’ils ne reconnaitraient que la loi du plus fort qui bombarde le plus faible en toute impunité, serait-ce donc ça?

 

Et pourquoi pas entendre les paroles sensées de l’ambassadeur bolivien au Nations Unies, monsieur Sacha Llorenti:

 

  

Donc, et pour en finir avec le sujet, nous nous trouvons avec des preuves sans un minimum de validité et avec la garantie que l’OIAC ne veut pas réaliser d’enquêtes qui permettent d’obtenir des preuves valides. Croyez ce que vous voudrez des preuves franco-turco-anglaises, mais Kim Won-Soo et Paulo Sérgio Pinheiro, comme l’exige le sérieux de leurs fonctions, ne croiront que ce qu’ils voient, si ce qu’ils voient est obtenu valablement. En attendant nous nous retrouvons avec la certitude occidentale basée sur du vide, à moins que l’armée syrienne reprenne bientôt Khan Shaykhoun, ce qui nous amènerait à l’une des plus grandes bévues médiatiques des 30 derniers jours.

 

Les syriens sur la route de Khan Shaykhoun
D’ici quelques jours, si tout se passe bien, les syriens vont reprendre le contrôle de Khan Shaykhoun et ensuite on pourra assister au spectacle. Avec Khan Shaykhoun sous le contrôle du gouvernement syrien, il n’y aura plus moyen pour l’ONU et pour l’OIAC de refuser d’envoyer leurs experts jusqu’aux lieux. C’est pour cela même que, malgré les énormes et incroyables avancées syriennes vers Khan Shaykhoun, RTP et compagnie ne font pas la moindre référence au sujet. Voilà pourquoi, si l’armée syrienne reprend Khan Shaykhoun avec la brièveté nécessaire à la réalisation d’enquêtes indépendantes sur place, ne vous étonnez pas si vous ne voyez rien sur le sujet sur RTP et compagnie. Cependant si telle chose arrivait, je vous garantis que se sera notifié ici!

 

L’offensive syrienne au Sud de la région d’Idlib en direction de Khan Shaykhoun est liée à des causes complexes qui ont déjà été expliquées dans l’article Terrorismo-colonização da Síria (en cours de traduction). Il n’est donc pas utile d’analyser à nouveau le sujet. Je crois qu’il suffit, pour cet article, de jeter un œil aux deux cartes ci-dessous:

 

22.03.2017.jpg

 

27.04.2017.jpg

  

Et parce qu’on ne donne jamais la parole aux syriens, je vous invite enfin à écouter les opinions personnelles de syriens, dans les rues de Damas, sur l’attaque mise en scène, thème de cet article:

 

 

C’est tout. Merci de votre attention ! 

 

Liens intéressants sur le sujet:

Liens sur la mise-en-scène de l’attaque chimique de la Ghouta en 2013:

Liens de propagande occidentale utilisés dans cet article:

 

Luís Garcia, 27.04.2017, Ribamar, Portugal

(Traduit par Claire Fighiera)

 

[1] L’auteur, qui est portugais se réfère à la chaîne publique Radio e Televisão de Portugal (RTP)

[2] Média de masse portugais très populaire

[3] Directeur de l’information à RTP

 

Lisez plus d’articles sur la Syrie ici

 

 
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