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Pensamentos Nómadas

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Fabrique de victimes des zombies progressistes

 

 

Fabrique de victimes des zombies progressistes

 

Claire  SOCIEDADE   en français

 

Plusieurs faits d’actualité que je ne perdrai pas de temps à analyser ont attiré mon attention ces derniers mois, non seulement parce qu’ils sont de grossiers instruments de manipulation de l’opinion, en défaveur (bien-sûr) des étrangers et des hommes non «blancs», cibles préférées des médias de masse, mais aussi parce qu’au lieu d’apporter des solutions à des problèmes sociétaux, ils en créent de nouveaux.

 

Prenons d’abord l’exemple du  harcèlement de rue  dans la zone du métro La Chapelle à Paris, pour ceux qui n’en auraient pas entendu parler, voici l’un des nombreux articles d’une série de 5 publiée par Le Parisien à ce sujet:

 

 Le quotidien serait devenu invivable pour les femmes du quartier de La Chapelle qui ne peuvent plus sortir sans subir de pressions et de discriminations sexistes de la part des hommes, pardon, je reprends Le Parisien: «d’hommes seuls, vendeurs à la sauvette, dealeurs, migrants et passeurs» (que du beau monde!) ayant investi le quartier.
Je ne m’étendrai pas sur ces immondices journalistiques au service des zombies progressistes. Ah, je devrais définir ce concept avant de continuer.

 

Je ne suis évidemment pas contre le progrès, mais le progrès n’est pas fait d’avancées insignifiantes, de besoins superficiels, de médiocres lignes directrices qui définissent notre rôle de petits soldats défenseurs d’une société ultra capitaliste et repliée sur elle-même. Les luttes qui ont amené de véritables progrès sociaux et sociétaux (et dont on ne parle que trop peu) ont été oubliées et les luttes constructives  ont été remplacées par des crises d’hystérie collective, où tout débat d’idées libres, cohérentes, réfléchies est (amputé) par une bienséance et un puritanisme qui transforment toute critique constructive en attaque personnelle, entraînant une censure imposée ou volontaire, mettant fin au débat. Sans parler du fait que ce sont systématiquement les populations avec un fort pouvoir d’achat qui sont mises au cœur de ces nouvelles «luttes».


Zombie est un terme on ne peut mieux approprié pour les acteurs de ce progressisme. Les défenseurs de ces idées prétendument progressistes    sont dépourvus de toute connaissance des vrais problèmes sociétaux, de convictions, de démarche analytique, de culture, de volonté de changement, ou d’empathie envers les êtres qui les entourent.

 

Ce qui est intéressant dans le cas de La Chapelle, c’est que le quartier fait l’objet d’un processus de gentrification, ce qui veut dire qu’une population dotée d’un fort pouvoir d’achat s’empare d’un quartier (le plus souvent un quartier populaire et authentique) et que le marché qui va avec cette population va également s’y installer, expulsant les résidents d’origine qui n’ont plus les moyens d’y habiter. C’est drôle que ce phénomène de harcèlement de rue survienne en même temps que la gentrification de La Chapelle, non? Et c’est drôle qu’il y ait beaucoup d’habitantes originaires du quartier qu’on n’a pas entendues dans Le Parisien:

(Rappelons que Le Parisien appartient au groupe LVMH, de Bernard Arnault, première fortune de France).

 

Un autre exemple de «problème» sociétal, et chérit par les zombies progressistes est celui du manspreading. Cette pratique machiste consiste pour un homme à s’étaler le plus possible à côté d’une femme, notamment dans les transports en commun. Ce problème serait devenu tellement sérieux que le manspreading a été INTERDIT à Madrid:

 

Je suggère qu’on interdise également les haut-parleurs, les gens de petites taille car leurs yeux arrivent au niveau des seins des femmes, les kebabs-frites, les ongles trop longs, les gens qui se parfument trop (le smellspreading?), Les hommes obèses qui prennent toute la place sur les sièges dans le bus font-ils du manspreading ou pas?

 

Je pense que la plus grande partie des gens s’en contrefout, mais que, parmi les gens à qui on donne la parole il y a une poignée de petits zombies-progressistes capricieux en crise existentialiste et qui se sont choisi une noble cause à défendre, un engagement, une lutte, et c’est celle-ci.

 

Mais je ne viens pas analyser le contenu de ces campagnes qui ne sont absolument pas constructives mais plutôt destructives, et dont le contenu a déjà été très bien critiqué à de nombreuses reprises, en voici un exemple:

 

Maintenant il faut analyser les effets de telles campagnes. Comme tout sujet traité aujourd’hui dans nos médias de masse occidentaux il y a des bons et des mauvais, on doit être POUR ou CONTRE, tu es avec moi ou contre moi, c’est la bonne vieille recette sauce néo-maccarthiste made in USA en vigueur en occident.


Donc dans ces pseudo luttes pseudo-féministes il y a des méchants (les hommes, surtout non «blancs»), et des victimes (les femmes, surtout blanches, et oui on l’aura compris, les porte-paroles de ces mouvements féministes sont généralement issues d’une population à fort pouvoir d’achat, et bien que les statistiques ethniques soient interdites en France, on sait que ces populations contiennent peu de noirs et d’arabes). Ce sont bien les zombies-progressistes et leurs serviteurs les médias de masse (.. ou le contraire?) qui ont fait de ces non-évènements des problèmes sociétaux. Et ce sont eux, comme d’habitude, qui font non seulement naître la peur chez les potentielles victimes, mais aussi la perversité imaginaire chez les supposés pervers/oppresseurs de la gente féminine.


Pire, ces campagnes de victimisation des femmes sont non-seulement d’un paternalisme affligeant, les femmes étant trop faibles ne pouvant apparemment pas se défendre seules, mais elles sont aussi en elles-mêmes une véritable fabrique de victimes. Les hommes aux mauvaises intentions sont mis en lumière, et, selon les médias, il y en a beaucoup, ils sont partout, ils veulent du mal aux femmes, et nombre d’entre elles, au bout du compte, vont se sentir harcelées: «c’est vrai que les hommes me regardent, c’est vrai je n’ai pas de place dans le métro (… ou que les sièges sont trop petits ?)».

 

Nous avons conscience d’être poussés à nous recroqueviller toujours plus sur nous-même, de baigner sans-cesse dans une angoisse et une méfiance malsaine, de perdre tout lien social avec les autres. C’est exactement dans cette direction que ce genre de campagne nous oriente.

 

Où veut-on en venir avec tout cela ? Toujours à la même chose. Monter des individus les uns contre les autres pour les empêcher de se rassembler contre la vraie oppression. Faire taire les intellectuels (les vrais, ceux qui analysent, proposent de vraies réflexions pour nous mener vers l’émancipation collective). Créer des problèmes futiles qui détournent la population de l’essentiel: l’amenuisement de leurs droits, de leur autonomie et de leurs libertés.

 

J'SUIS PAS CONTENT ! - Manspreading, Photo pourrie & Cannibalisme en marche ! 

 

Claire Fighiera, 01.09.2017, Ribamar, Portugal

 

 
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